Aujourd’hui, j’aimerais vous partager un magnifique poème écrit par moi-même – inspiré du célèbre poème de Kipling – et lu avec mes cinq complices intervenantes de École des Eveilleuses du Féminin.

Vous trouverez la retranscription en dessous de la vidéo :

Vendredi 18 septembre 2020
Lune en Balance
En réponse au poème de R. Kipling

Tu seras une femme, ma fille
Si tu peux écouter les avis qui t’entourent
Sans les prendre pour acquis ni te braquer d’emblée
Comprendre que chacun regarde le monde autour
Pour y trouver du sens ou y panser ses plaies

Si tu peux reconnaître dans tes yeux la beauté
Te libérer du doute, des critiques et des peurs
Apercevoir l’ombre dans ton intimité
Avant de t’écrier qu’on vole ton bonheur

Si tu peux prendre soin de ce corps merveilleux
Qui t’offre de vibrer aux cycles de la lune
Et relier ton cœur à la terre et aux cieux
Honorant la Déesse en laquelle nous sommes Une

Si tu peux prendre amant, sans chercher à combler,
Ou un homme tendre et fort, dont l’âme épouse la tienne
Si tu peux le guider pour être apprivoisée
Et par lui découvrir tes dons et ce qui saigne

Si tu peux pardonner la faiblesse de tes mères
Et voir au travers d’elles la flamme divine des sages
Quand le soir tu t’endors remercier leurs lumières
Qui ont, comme elles ont pu, préparé ton passage

Si tu peux rêver grand et croire en l’impossible
Si tu peux percevoir la voix des guides la nuit
Confiante d’être aimée d’un amour indicible
Qui ne te quitte pas même quand tu faiblis

Si tu peux retrouver les mains des autres femmes
De vos danses, chants et mots guérir vos blessures
Former ensemble un cercle qui unisse vos âmes
Et inspirer les autres à baisser leur armure

Si tu peux accueillir les saisons des années
Méditer leurs leçons et célébrer leurs rites
Pour écouter le chant des expériences passées
Et tisser leurs histoires en l’ouvrage de ton mythe

Alors la Vie, ma douce, ma belle enfant en fleur,
Sera à tout jamais ta plus fidèle amie
Et ce qui vaut bien plus que les titres, les honneurs,
Tu seras une femme, ma fille !

Le monde a plus que jamais besoin d’Éveilleuses, prêtes à ré-offrir les initiations auxquelles notre âme et la société en vide de sens appellent.

Si vous êtes prête à vous engager dans un processus de transformation profonde vers la Femme Initiatrice, co-créatrice d’un monde nouveau… cliquez ici : https://www.eveilleusesdufeminin.com/

Trop fermée, trop ouverte, sur vos gardes, inspectrice, testant sa valeur, son intelligence, son répondant ? Alerte, aux aguets, observatrice, dans la comparaison ? Condamnatrice, moqueuse, secrète, possessive, prête à sauter sur le moindre faux pas de sa part, la moindre erreur, la moindre maladresse ? Depuis des siècles, les femmes se reniflent entre elles. Souvent avec classe et un détachement affecté. Mais l’autre femme sent ce qu’il se passe en-dessous, car un des dons de nature de la femme, est qu’on ne la dupe pas facilement. Elle a trop souffert au travers de siècles de maltraitance que pour faire à nouveau confiance naïvement et ne plus assurer ses arrières. Qu’est-ce qui nous effraie tant chez la femme qui nous empêche de lui ouvrir naturellement notre cœur ?

Pour le comprendre, remontons dans les générations qui nous ont précédées. Encore plus loin. Et encore plus. Plus loin que les frontières de l’imaginaire. Car le Patriarcat s’est grassement installé dans nos sociétés depuis des millénaires. Mais il fut un temps où tout était différent, nous révèle-t-on au travers de fouilles historiques et archéologiques. Mais au fond de nous, chaque femme le sait : quelque chose, bien plus loin qu’ici, nous unit les unes aux autres. Un lien par-delà les identités, quelque chose qui nous émeut malgré nous et nous attire irrésistiblement les unes vers les autres. Cette ancienne mémoire, douce et tendre, comme une chanson lointaine de notre enfance, du temps où la Déesse était au cœur de la société et où ses filles, les femmes étaient honorées et respectées comme telles. Ce souvenir résonne en chacune d’entre nous comme une mélodie qui nous aurait bercée in utero et au-delà de cela. La Grande Déesse est quelque part au milieu de deux femmes qui se regardent dans le fond des yeux et se touchent. Elles se souviennent alors qu’au départ, cette Déesse était reine car elle était reconnue comme Celle à l’origine de toute vie.”

Extrait du livre « La voie de la Magicienne », Amala Klep Kremmel, Éditions Le Souffle d’Or, 2020.

A propos de l’initiatrice : Amala

 Spécialiste du rêve et des archétypes, passionnée par l’éveil des femmes, elle transmet à travers formations, cercles, conférences et ouvrages. Elle est la fondatrice de l’Ecole des Mystères, les Eveilleuses du Féminin, qui renouvelle les rites de passage et avoirs ancestraux.  Elle a également co-fondé pendant quelques années un écolieu, le Centre Duo MoonDo (FR), dédié à la transformation individuelle. 

Dans tous ses livres, elle partage autour de mythes et d’archétypes pour véhiculer ses messages par des images de rêves plutôt que par l’intellect pur. Elle a donné de nombreuses formations en présentiel sur les archétypes et les déesses, ainsi que des programmes en ligne.

Les 13 clés réunit toutes ces transmissions autour de la psychologie des profondeurs, le Voice Dialogue, le rêve, l’astrologie, le symbolisme… 

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2 Commentaires

  1. Emmanuelle

    très beau texte émouvant et dans la bienveillance absolue

    Réponse
    • Amala Klep

      Merci d’avoir pris le temps de nommer cela !

      Réponse

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