Je ne sais pas vous, mais chez nous et autour de nous il se passe deux énergies très frappantes actuellement :

– une immense fatigue ;
– un renouveau d’inspiration et d’élans de création.

Souvent, dans cette fatigue, le refuge du foyer me semble très attirant… Mais une autre part de moi me rappelle que plus je suis nourrie intérieurement et spirituellement, mieux mon foyer se porte et rayonne d’amour, et mieux je peux m’y déposer.

Récemment, mes rêves étaient clairs : il est temps de prendre soin de mon âme en me déposant à nouveau en tant qu’initiée dans une zone d’inconfort. Je suis la majeure partie de mon temps en train d’organiser ou d’initier. Et de manière cyclique et régulière, mon âme me rappelle l’importance pour moi d’être nourrie directement à la source et de m’y abreuver, pour incarner les valeurs que je transmets. Les vivre et me laisser chaque jour transformer par elles.

J’ai pris la décision de m’accorder une semaine rien que pour moi à laquelle j’aspire depuis longtemps. Une semaine où je serai parmi d’autres femmes, pour recevoir et donner, de cœur à cœur, d’âme à âme.

Je sais ce que c’est de craindre qu’on n’a jamais le temps. Je sais ce que c’est que d’avoir de la difficulté à faire de la place dans son agenda et à mettre le soin de son âme en priorité indérogeable. Je sais ce que c’est que de remettre à un plus tard hypothétique car la part confort-sécurité avec la part rationnelle-factuelle tirent trop fort de leur côté et ne sont pas du tout d’accord de se faire supplanter.

Et pourtant…

 

Les grands tournants de ma vie ont toujours été lors de zones d’inconfort ;
Les moments d’éveil ont toujours été des moments où la part sécuritaire s’est mise en veille pour laisser la place à la part spirituelle ;
Les AHA de prises de conscience ont toujours été de pair avec changements, remises en question, mises à nu, vulnérabilité.


Je sais que la société nous endort et que la couette ou les rendez-vous sociaux sont souvent plus attrayants que ce qui risque de nous ébranler et de nous transformer.

Mais je sais aussi que si vous me lisez, vous avez comme moi une aspiration à… ce que j’appelle depuis mon adolescence dans mes ouvrages : « quelque chose de plus ».

Parfois, je ne me sens pas à la hauteur de la jeune femme que j’ai été vers 15-16 ans. Celle qui était sans concession, prête à tout abandonner, prête à tout changement, prête à toute rencontre, passionnée et tourmentée, qui écrivait de la poésie en pleurant, développait de la photo dans son grenier en chambre noire, prenait des cours de jeu d’échecs, ouvrait ses rêves nocturnes et étudiait tous les classiques de la littérature en se jurant de ne jamais ouvrir un livre contemporain avant d’avoir épuisé tous les grands auteurs d’autres siècles…

 

Je sens aussi que c’est en hommage à cette jeune femme et à sa quête d’Absolu que ma vie tourne aujourd’hui autour du sacré et de l’inconscient. Autour de ce qui donne du sens profond et d’un Idéal. Autour de l’intime et du secret. Du mystère et de grandes valeurs d’âme.

C’est pour elle aussi, certainement, que j’ai fondé l’Ecole des Mystères, les Éveilleuses du Féminin.

Pour lui murmurer que oui, j’y crois, qu’il y a un sens caché, des mystères antiques, des vérités insondables qui nous mettent en quête, des Graal et des glandes pinéales à réactiver, et que nos images intérieures sont des guides qui nous mettent sur la seule voie qui comptera à la fin de nos vies : celle de l’âme. Celle du coeur vibrant.

Alors oui, souvent, nos gardiens intérieurs gagnent des bras de fer. Mais souvent aussi, nos guides trouvent un moyen de passer outre leur barrage pour nous rappeler à l’essentiel et au vital, et mettre sur notre route tout ce qui pourra nous aider à le révéler à nos vies.

Connaissez-vous des pertes de sens ? Un sentiment de vide, d’inutilité, de dégout, d’ennui, d’épuisement psychologique, de solitude, de « à quoi bon » ?

Si oui, votre âme aspire certainement à vivre l’initiation. À traverser des rites de passage et à retrouver les grottes profondes où seul le souffle et le corps persistent. Où les instincts étouffés reprennent leur juste place pour nous remettre en lien avec ce qui a été coupé, arraché, oublié, écarté, omis, négligé, renié.

Je vous emmène dans ces lieux bénis de votre âme. Avec mes cinq initiatrices complices de l’École des Mystères, nous vous attendons à l’un des sept portails du parcours de notre École pour te tendre un miroir d’obsidienne qui reflète ce qu’aucun autre miroir ne permet de toucher. Et nous créons pour vous un espace de sécurité et de bienveillance pour y plonger.

Pour que votre cœur trouve un espace où la solitude laisse place à la communauté, et qu’il retrouve les mystères intimes de l’Amour dont le quotidien et le monde actuel l’ont trop souvent séparé.

Oui, l’initiation demande du courage. Beaucoup. Mais une fois revenue, plus jamais, nous ne sommes les mêmes. Ces passages marquent des moments-clés de notre histoire qui transforme notre vie… En sa légende personnelle. Et nous permettent surtout de mieux aimer : soi d’abord et les autres à profusion.

Trop fermée, trop ouverte, sur vos gardes, inspectrice, testant sa valeur, son intelligence, son répondant ? Alerte, aux aguets, observatrice, dans la comparaison ? Condamnatrice, moqueuse, secrète, possessive, prête à sauter sur le moindre faux pas de sa part, la moindre erreur, la moindre maladresse ? Depuis des siècles, les femmes se reniflent entre elles. Souvent avec classe et un détachement affecté. Mais l’autre femme sent ce qu’il se passe en-dessous, car un des dons de nature de la femme, est qu’on ne la dupe pas facilement. Elle a trop souffert au travers de siècles de maltraitance que pour faire à nouveau confiance naïvement et ne plus assurer ses arrières. Qu’est-ce qui nous effraie tant chez la femme qui nous empêche de lui ouvrir naturellement notre cœur ?

Pour le comprendre, remontons dans les générations qui nous ont précédées. Encore plus loin. Et encore plus. Plus loin que les frontières de l’imaginaire. Car le Patriarcat s’est grassement installé dans nos sociétés depuis des millénaires. Mais il fut un temps où tout était différent, nous révèle-t-on au travers de fouilles historiques et archéologiques. Mais au fond de nous, chaque femme le sait : quelque chose, bien plus loin qu’ici, nous unit les unes aux autres. Un lien par-delà les identités, quelque chose qui nous émeut malgré nous et nous attire irrésistiblement les unes vers les autres. Cette ancienne mémoire, douce et tendre, comme une chanson lointaine de notre enfance, du temps où la Déesse était au cœur de la société et où ses filles, les femmes étaient honorées et respectées comme telles. Ce souvenir résonne en chacune d’entre nous comme une mélodie qui nous aurait bercée in utero et au-delà de cela. La Grande Déesse est quelque part au milieu de deux femmes qui se regardent dans le fond des yeux et se touchent. Elles se souviennent alors qu’au départ, cette Déesse était reine car elle était reconnue comme Celle à l’origine de toute vie.”

Extrait du livre « La voie de la Magicienne », Amala Klep Kremmel, Éditions Le Souffle d’Or, 2020.

A propos de l’initiatrice : Amala

 Spécialiste du rêve et des archétypes, passionnée par l’éveil des femmes, elle transmet à travers formations, cercles, conférences et ouvrages. Elle est la fondatrice de l’Ecole des Mystères, les Eveilleuses du Féminin, qui renouvelle les rites de passage et avoirs ancestraux.  Elle a également co-fondé pendant quelques années un écolieu, le Centre Duo MoonDo (FR), dédié à la transformation individuelle. 

Dans tous ses livres, elle partage autour de mythes et d’archétypes pour véhiculer ses messages par des images de rêves plutôt que par l’intellect pur. Elle a donné de nombreuses formations en présentiel sur les archétypes et les déesses, ainsi que des programmes en ligne.

Les 13 clés réunit toutes ces transmissions autour de la psychologie des profondeurs, le Voice Dialogue, le rêve, l’astrologie, le symbolisme… 

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