Il se passe actuellement un événement remarquable dans le ciel. Certains d’entre vous sont certainement au courant : une conjonction de planètes puissantes s’est manifestée depuis fin 2019 et pour toute la durée de l’année 2020. C’est Jupiter, Saturne, Pluton qui se retrouvent, et auxquelles se joint Mars, planète plus rapide, pour des allers-retours. En quoi cela nous concerne directement ?

Depuis la nuit des temps, les êtres humains ont observé le ciel pour donner du sens à leur existence. Quand les livres, le téléphone, la télé et internet n’existaient pas, il fallait bien s’en référer à la nature pour tâcher de comprendre la raison de notre présence sur cette terre et notre rôle individuel. C’est ainsi que de nombreuses tribus qui vivent encore de façons autonomes face au système aliénant du consumérisme contemporain, s’en réfèrent encore à d’anciennes coutumes, croyances, rituels, et écoutent scrupuleusement leurs rêves nocturnes et les signes avant de poser des actes et décider de la direction à prendre.

Le patriarcat a mis à bas ces croyances anciennes, la confiance dans la nature et l’astrologie, l’écoute des rêves et la solidarité instinctive, afin de construire un empire sur le gain, le profit, la verticalité du pouvoir en séparant les êtres humains en différentes classes sociales et en octroyant le savoir et le pouvoir à une élite pas toujours émérite…

L’heure du retour au Féminin a sonné. On entend sa cloche depuis quelques décennies, mais aujourd’hui plus que jamais, le Ciel nous prévient : tout est en train de changer. C’est la Terre Mère qui nous informe : soit on continue de la tuer, et avec elle nous-mêmes, ainsi que la sagesse intuitive et innée en nous ; soit on remet tout en question, on accepte la vague de chaos nécessaire à toute renaissance qui est en cours et on replante des graines sur de nouvelles terres. Purifier ces terres pour les nettoyer des meurtres, de l’ignorance et de la peur sur lesquels nous avions battis les gratte-ciels qui séparent et donnent une sensation de pleine sécurité.

L’heure du retour au Féminin a sonné. C’est le ciel qui nous le dit : une conjonction planétaire comme celle que nous pouvons observer actuellement à l’œil nu dans le ciel, est un fait rare qui n’est pas à négliger. Certains astrologues ont fait un travail remarquable pour relier des conjonctions similaires avec des hauts faits de l’histoire. On retrouve par exemple une conjonction Saturne-Pluton en Capricorne (signe des réformes de la société et du pouvoir exécutif) en 1518, alors que les travaux de Martin Luther sur ses notions de liberté individuelle sont diffusés, et annoncent sa séparation de l’église en 1520. Mahatma Gandhi s’opposera également avec sa méthode de satyagraha, pratique de révolte non-violente, cette fois sous une conjonction Jupiter-Pluton, dans la lignée des revendicateurs de la paix et de la liberté tels que Luther ou Nelson Mandela (qui lui aussi marquera des actes sous des aspects planétaires avec Pluton).

Ce qui m’intéresse ici n’est pas de retracer l’histoire en lien avec l’astrologie ; bien que le sujet mérite amplement d’être développé. D’autres spécialistes le feront bien mieux que moi. Mon désir est de mettre en lumière l’importance et l’actualité de cette planète Pluton. Elle est la spécialiste de l’ombre, à tel point que certains astrologues la nommant « planète naine » ont voulu la destituer des planètes principales de notre système solaire.

Pluton est la planète qui nous invite à vivre la transformation. Elle est celle qui actuellement nous oblige à remettre en question nos acquis, nos croyances, nos habitudes, et à affronter nos peurs, nos doutes, nos insécurités. Pluton nous offre toujours deux choix : subir et nous réfugier davantage dans le chaos et la peur, jusqu’à en avoir les jambes coupées… Ou affronter qui nous sommes, refuser l’injustice, faire les sacrifices nécessaires pour passer du pouvoir sur l’autre à la puissance individuelle.

Pluton serait en fait, d’après moi, la planète maitresse des anciennes écoles des mystères. Car Pluton permet de vivre – si son énergie est vécue en conscience – la plus haute initiation qui était proposée dans ces écoles secrètes : le processus de Mort / Renaissance. En Egypte Antique, ce processus était associé à la mythologie du dieu Osiris, et les personnes au désir sincère d’y assister, pouvaient découvrir ces drames rituels mis en scène afin que la catharsis (qui nous parle aussi de transformation et d’épuration plutonienne car ce mot issu du grec signifie : « « purification, séparation du bon avec le mauvais » !) ait lieu. Apprivoiser son ombre, voilà ce à quoi nous invite Pluton. C’était aussi le dessein de ces anciennes écoles, réservées ensuite à des initiés. Ceux-ci rejoignaient la nuit les temples païens abandonnés par la prêtrise redoutable de l’époque, afin de vivre secrètement les rites de passage essentiels afin que ces initiés se révèlent à leur pleine spiritualité, au Dieu en soi.

Où sont donc passés ces rites, ces initiations, ces mises en situation qui nous forcent à faire face à nos ressources les plus insoupçonnées et à embrasser notre pleine puissance ? Où sont passés ces espaces dédiés à la transformation individuelle et à la rencontre du Dieu en soi ?

Les espaces de connaissance et de savoir n’ont plus à être dissimulés du pouvoir exécutif. Nous ne mourrons plus d’apprendre, d’échanger nos idées et de débattre sur l’essence de la vérité. Du moins officiellement. Les universités et tous les lieux d’enseignement sont pour une part des formes contemporaines de ces anciennes écoles des mystères. Et pourtant. Le cerveau intellectuel s’est nourri depuis tant de siècles et nous avons accès apparemment à toute l’information du monde… Mais où sont passés les mises en situation, le vécu, l’expérience directe ? Comment expérimenter aujourd’hui concrètement son courage et embrasser son ombre pour en révéler la lumière ? Nous avons du coup tendance à projeter cette ombre à l’extérieur, faute de la vivre et de la considérer en soi-même. Les politiciens sont des incapables, l’autre est mon ennemi, la faute de tous nos dérèglements est à l’étranger, ailleurs, très loin, voire tout là-bas, en Chine…

Nous sommes aujourd’hui appelés à revoir nos projections et à accueillir en nous nos parts blessées. Car chaque part blessée et ignorée s’est protégée virulemment de l’extérieur perçu comme dangereux. Elles l’ont fait par la construction de jugements, de rejets, de noms diaboliques comme au temps des bûchers des dites sorcières.

Nous sommes aujourd’hui appelés à devenir les initiateurs et initiatrices d’un monde nouveau. Un monde où le Féminin peut retrouver sa place d’origine, là d’où nous venons, où la confiance, l’amour et la conscience sont reines. Un monde où c’est la nature qui nous inspire directement et nous guide, à écouter nos cycles, nos changements de saison, les signes, l’intuition, à renouer avec nos cinq sens et l’expérience physique. Un monde où la terre nous offre en abondance sans que nous en pressions les réserves pour répondre à une soif démesurée de pouvoir et de possessions.

Nous sommes aujourd’hui appelés à revivre les initiations et les transformations intérieures, pour vivre nos planètes intérieures plutôt que de tenter de les destituer de notre système solaire personnel… Nous sommes aujourd’hui appelés à redevenir les petites-filles et petits-fils de ces « Anciens », ces êtres de l’inconscient collectif, porteurs de sagesse et de mystères, afin de devenir les « Nouveaux ». Ecouter le Ciel, lire dans nos cœurs, et retrouver, comme eux, la voie vers le Divin en soi. Cette sagesse en nous qui nous rappelle l’importance fondamentale du Mystère et du Sacré. Ces deux notions qui donnent tout leur sens à nos vies humaines et nous portent vers notre plus haut potentiel : celui que nos cartes du Ciel personnelle et collective nous rappellent de vivre !

Découvrez en plus sur l’une de ces écoles contemporaines des Mystères, actuellement dédiée aux femmes, l’Ecole des Eveilleuses du Féminin, fondée par Amala Klep Kremmel et porté par plusieurs femmes initiatrices : www.eveilleusesdufeminin.com

Trop fermée, trop ouverte, sur vos gardes, inspectrice, testant sa valeur, son intelligence, son répondant ? Alerte, aux aguets, observatrice, dans la comparaison ? Condamnatrice, moqueuse, secrète, possessive, prête à sauter sur le moindre faux pas de sa part, la moindre erreur, la moindre maladresse ? Depuis des siècles, les femmes se reniflent entre elles. Souvent avec classe et un détachement affecté. Mais l’autre femme sent ce qu’il se passe en-dessous, car un des dons de nature de la femme, est qu’on ne la dupe pas facilement. Elle a trop souffert au travers de siècles de maltraitance que pour faire à nouveau confiance naïvement et ne plus assurer ses arrières. Qu’est-ce qui nous effraie tant chez la femme qui nous empêche de lui ouvrir naturellement notre cœur ?

Pour le comprendre, remontons dans les générations qui nous ont précédées. Encore plus loin. Et encore plus. Plus loin que les frontières de l’imaginaire. Car le Patriarcat s’est grassement installé dans nos sociétés depuis des millénaires. Mais il fut un temps où tout était différent, nous révèle-t-on au travers de fouilles historiques et archéologiques. Mais au fond de nous, chaque femme le sait : quelque chose, bien plus loin qu’ici, nous unit les unes aux autres. Un lien par-delà les identités, quelque chose qui nous émeut malgré nous et nous attire irrésistiblement les unes vers les autres. Cette ancienne mémoire, douce et tendre, comme une chanson lointaine de notre enfance, du temps où la Déesse était au cœur de la société et où ses filles, les femmes étaient honorées et respectées comme telles. Ce souvenir résonne en chacune d’entre nous comme une mélodie qui nous aurait bercée in utero et au-delà de cela. La Grande Déesse est quelque part au milieu de deux femmes qui se regardent dans le fond des yeux et se touchent. Elles se souviennent alors qu’au départ, cette Déesse était reine car elle était reconnue comme Celle à l’origine de toute vie.”

Extrait du livre « La voie de la Magicienne », Amala Klep Kremmel, Éditions Le Souffle d’Or, 2020.

A propos de l’initiatrice : Amala

 Spécialiste du rêve et des archétypes, passionnée par l’éveil des femmes, elle transmet à travers formations, cercles, conférences et ouvrages. Elle est la fondatrice de l’Ecole des Mystères, les Eveilleuses du Féminin, qui renouvelle les rites de passage et avoirs ancestraux.  Elle a également co-fondé pendant quelques années un écolieu, le Centre Duo MoonDo (FR), dédié à la transformation individuelle. 

Dans tous ses livres, elle partage autour de mythes et d’archétypes pour véhiculer ses messages par des images de rêves plutôt que par l’intellect pur. Elle a donné de nombreuses formations en présentiel sur les archétypes et les déesses, ainsi que des programmes en ligne.

Les 13 clés réunit toutes ces transmissions autour de la psychologie des profondeurs, le Voice Dialogue, le rêve, l’astrologie, le symbolisme… 

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